A MES
FILLES.
Pour vos dix neuf ans et ce long silence,
pour ce départ anticipé,
pour la souffrance de tous ce temps,
que vous m'avez fait endurer !
Mes CHERES ENFANTS, je ne vous dirai rien.
Mon coeur a trop souffert,
j'ai tellement espéré en vain,
que vous comprendriez, pour votre bien.
Mais nul n'a eu raison d'explications.
Vous avez trahi mon amour,
ma confiance aussi, par votre trahison,
en venant dérober, mes secrets, mes tendances, mes coups de foudre.
Ma passion, ma sensibilité,
m'ont cruellement maltraitées,
j'avais perdu goût à la vie,
mes amours étaient partis.
KATHLEEN et SHIRLEY, j'étais votre fleurette,
mais surtout par intérêt !
Quand je vous ai dévoilées, découvertes,
je me suis dit que de charité,
et d'amour je vous ai donné.
Vous vous n'avez sû que profiter,
vous vous êtes joué de moi,
surtout à l'adolescence,
vous mentiez sans raison, c'était la tendance.
A l'hypocrisie, que je déplore en vous.
Je vous ai trop materné,
trop protégée de l'entourage, de la foule
vous étiez mes poupées adorées.
Maintenant je suis lasse et amère,
je sors les griffes à tout bout champs.
Je suis mélancolique, morose, sévère,
je pleure, je deviens taciturne, c'est offensant.
Pour une mère, ce que vous avez fait,
j'ai perdu ma confiance en tout,
je suis maussade, je me réfugie dans mes poèmes,
je deviens solitaire, rude, en façade pour tous.
Alors que mon coeur, c'était donné à des ingrates,
qui ne seront jamais le fond de ma pensée.
Puisque notre avenir nous sépare,
je ne ferais jamais le premier pas, je suis trop attristée.
Mon chagrin est caché derrière ma cuirasse,
mais je suis tellement malheureuse,
que jamais hélas,
nous n'aurons plus l'occasion de détruire ce blindage.
C'est mon bouclier, contre l'adversité,
contre tout le mal, c'est ma protection,
mon habitacle en cas de morosité,
mais jamais je ne baisserai mon plastron.
Vous n'avez pas de regret,
donc ce poème qui vous ai dédié,
est le dernier,
vous n'avez pas sû m'aimer.
Ni profiter de votre jeunesse,
alors soyez heureuse et radieuse,
je vous dit ADIEU à jamais.
Faites en autant pour les vôtres,
vous verrez le revers fait mal.
Quand on vous déleste de vos biens,
comme une claque,
pour avoir un partage,
je n'ai même plus de haine,
tout au plus de la peine.
Que dix neuf ans de vie commune, avec autant de servitude,
se termine comme ça, a cause de l'étranger.
Auquel vous avez préféré tout donner.
Au lieu de partager, en toute équité.
Mais la vie ne s'arrête pas là.
Je ne baisse pas les bras,
mon amour est plus grand pour le petit dernier.
Qui j'espère à dix huit ne me tirera pas sa révérence.
Je ne demande pas de la reconnaissance,
mais moi j'ai tout sacrifié,
pour tout vous donner,
alors se quitter comme ça, sans gratitude, qu'elle récompense !
On a le même sang, qui coule dans nos veines,
si l'un de nous à un problème,
on n'a même pas nos adresses,
tout juste un numéro de téléphone, qu'elle maladresse,
si l'un est en détresse,
que va- t -il faire !
il va être en peine,
tout cela pour une fierté mal placée.
le 20 juillet 2003