COMBIEN DE TEMPS.

je la vois, là se dessiner,
comme un peintre, devant son chevalet.
Mais c'est l'avenir, qui peut le prédire.
Certainement pas la cartomancie.
Mais tout le monde est friand, de savoir.
Ce que va être la fin.

Même si on dit, on verra bien.
Quand on voit les années tombées.
Cela fait réfléchir celles déjà passées.
Combien en reste t-il.
Comment sera la finalité
quand on passe le demi-siècle.
Souvent on court chez son médecin.
Pour faire un bilan afin.
De savoir si tout va bien.

Le corps est comme une voiture,
mais pas de pièces de rechanges.
Ou rarement des greffes,
mais si un véhicule cela tient.
Il y a le phénomène de rejet, sur l'être humain.
Avec tout ce que l'on mange,
que l'on respire, tous ce qui n'est pas sains.
On est pas à l'abri, d'une maladie.

On ne vit plus très bien avec le sida,
toutes ses maladies, dites inconnues.
Comme ça, on ne les classe nulle part,
pas besoin de rechercher, un traitement, pour les soigner.
Cela coûte moins cher à la société.
Mais combien souffrent, et ne sont pas soignées.

Les laisser crever là, dans leur coin.
Pire que pour les animaux.
A qui on fait une piqûre, pour les achever.
Qu'ils soient en bonne ou mauvaise santé.
Il y en a de trop, il faut les supprimer.
Ces braves bêtes sans danger.

C'est notre sort, la finition.
La terminaison de la vie, qui nous fait peur.
De passer de vie, à trépas.
Et pas de roublard,
tout le monde y passe, c'est le terminus.
C'est l'effondrement, pour la famille,
notre disparition, c'est la débâcle.
C'est délicat, c'est l'épilogue.

C'est le plus malin qui clôturera
et le plus ingénieux, et narquois.
Qui fera le partage.
Car ne rêvez pas, un fois parti, c'est la bagarre
entre les héritiers, qui s'acharnent,
vite, a prendre leur part.
même s'il y a des sentiments, l'argent,
est encore roi, après l'enterrement.

Profitez de la vie, dans l'instant,
car demain, on peut faire partie des absents.



le 27 février 2003