L 'EPOUVANTAIL.
Dans ton habit d'apparat,
le soleil ne te touche pas.
Avec les lys tu t'es couronné,
et enjolivé, parfumé.
Comme chemise, tu as tricoté,
en jaune, avec les blés,
pour les ensoleiller.
Ton pantalon tu l'as crée,
avec des branches de maïs, quel effet !
Tes souliers tu as creusé,
dans des betteraves à sucre, quelle beauté !
Un vrai costume, quelle garde-robe !
Tu as même utilisé des tournesols,
comme jacquette, quelle réalisation !
C'est du tape à l'oeil, en conclusion,
il est dommage que tu ne sois en application.
On dirait un DON JUAN, c'est mon sentiment,
pourtant tu n'es qu'un épouvantail ! Dans un champ.
mais si on t'admire, tu es brillant,
on a l'impression que tu es vivant !
Parfois je me dis que tu as un comportement,
pas ordinaire, j'ai la sensation que ton vêtement,
va s'envoler, il va se produire,
un miracle, un rejaillissement,
de la vraie personne, dans le vent.
Une fée passant, te regardant,
dans ton comportement, l'influence,
et d'un coup de baguette magique,
elle va te transformer, c'est fantasmagorique,
elle ne peut pas t'abandonner, cela est trop thaumalurgique !
C'est extraordinaire, c'est prodigieux,
mais tu n'es pas fait, pour faire fuir, tu es prestigieux,
les oiseaux se posent sur toi, tu les nourris, tu es enchanteur,
tu as de la valeur, et un coeur,
j'en reste persuadé, tu n'ai pas méchant.
Regarde ton habit, est fait de nourriture,
pas de vieux vêtements, c'est étonnant.
Tu es enchanté, tu aimes les enfants,
la nature, à qui ferait tu peur ?
Transforme-toi, devient l'homme fascinateur,
dit à celui qui t'a jeté un sort,
qu'il t'a abusé, sa magie, est maléfique,
rien que de la sorcellerie !
Un sortilège, mais qu'avais-tu donc fait !
Les gens sont méchants, jaloux de tout.
Mais toi, tu n'as rien fait, pourquoi ce sortilège !
Tu vas voir la nuit va passer,
la fée, ou ton étoile vont te redonner,
ton apparence naturelle.
Après tu feras ce que tu veux,
mais une fois sortie de tout cela,
part, va t'en loin, évite les sorcières aussi,
moi t'apercevrais-je, peut être un jour !
Je ne sais pas, l'avenir nous le dira,
mais tu ne méritais pas tout cela.
Tu es bon, simple, et honnête, combien ont ces qualités-là !
Peu, j'ose croire, mais que vois je !
Est-ce toi l'épouvantail ?
Je n'en crois pas de ce que j'aperçois !
Mais rêverais-je encore, je suis dans les nuages,
aspirais-je tant ce convoiement !
Aurais-je extrapolé, pour prétendre,
qu'en remerciement, ton sentiment,
m'apporterait le bonheur !
Présentement cette réussite, ne mérite que ta gaieté,
mais quel agrément, ce bienfait, cette faveur,
tu me redonnes du baume au coeur,
tu m'offres d'être heureuse,
c'est un délice, une délectation, ton coeur.
Mais quel enchantement, mon émerveillement,
va nous donner la sérénité, tant désirée.
le 23 juin 2003
patricia