L
ERMITE.
On
ne nait pas tel, on le devient,
suite
àl'indifférence,
un
accident,
un
handicap.
Vous
perdez la notion du temps,
vous
dormez n'importe quand.
Vous
mangez rarement,
car
les finances ne sont pas brillantes,
puisque
vous ne travaillez plus.
Vous
êtes souvent seul.
Vous
vivez de votre rente.
Comme
ils se complaisent à dire,
mais
soi-disant, entre nous qu'il ferait bien
d'augmenter,
pour vivre décemment.
Car
combien se suicident de vivre avec cette misère.
Ils
n'ont plus de quoi manger,
alors
ils se renferment sur eux-mêmes,
ils
perdent tous les repères.
Ils
n'ont plus de goût pour rien,
ils
prennent pleins d'antidépresseurs.
Ils
n'ont plus peur,
que
la mort vienne les cueillir, un beau matin.
on dirait qu'il n'y a plus qu'à cela,
qu'ils
pensent, en s'endormant.
Ce
serait presque, qu'un service.
Mais
avant, ils étaient comme vous et moi.
Mais
un matin, tout a basculé,
les
amis sont partis,
ils
se sont retrouvés acculés avec des dettes.
L'huissier,
à la porte, qui a tout saisi.
Ils
n'ont plus que le minimum,
pour
continuer à vivre cette vie.
Alors
un jour, ils mangent, il dorment beaucoup aussi.
Ils
n'ont plus de force, ils s'affaiblissent
faire
à manger devient une corvée,
alors
il laisse tout aller.
Ils
ne répondent plus à leurs courriers
N'ouvrent
plus leur porte, Des fois que se soit l'huissier.
Un
matin les voisins ne s'en inquiètent pas,
mais
ne l'entendant pas depuis un certain temps
Frappent
enfin a sa porte,
mais
trop tard, découvre un homme mort.
Par
l'indifférence de la société.
le 9 mars 2003