LA DÉCOUVERTE.
A toi qui m'a donné un soir,
une lueur, un grain d'espoir.
Comme on donne à la nuit l'aube.
Aux quatre coins du globe.
Pour que les gosiers sonores,
des oies de l'aurore,
de la nature,
des mers.
Des cieux et des terres.
De toute créature,
chante l'hymne d'un nouveau jour,
d'un grand amour.
cette envie de crier haut et fort.
" mais je vis encore "
A toi qui a semé dans mon âme,
dans mes ruisseaux de larmes,
cette masse d'air douce et sublime,
qui fait que la brise, anime,
les eaux sur les bords.
Pour me murmurer d'harmonieux accords,
afin que le pêcheur gagne le fond.
La larme du gosse se fond.
Dans l'image d'un grand poisson,
qui le voit venir à l'horizon.
Dans les filets de son père,
de retour à sa demeure,
à toi qui m'a tendu la main,
à un pas du ravin,
du pétrin,
de la solitude.
Aux confins du suicide,
pour me dire que la vie,
mérite d'être vécue,
que l'amour, ce génie,
qui peint en rose, en harmonie.
Les façades sombre de la mémoire,
mérite un coin chaud au coeur,
et c'est surtout cette voix,
ces mots, qui parlent d'espoir.
et qui font vibrer en moi.
Des choeurs et des prières,
d'un renouvellement de foi en soi,
de renaissance et de grand départ.
J'essayerai de le finir ce soir, a toi.
Kathleen ce beau nom,
qui fait frémir mes doigts,
sous la plume et sans poids,
pour que l'encre ne daigne choisir,
de l'éden, de l'amour, et du désir.
Que tes mots vierges et sages,
qui ne disent qu'une fois dans l'âge,
une seule fois par envie,
de servir a mort et à vie,
une reine ou une princesse,
kathleen ma déesse.
A toi qui, dans un soir de cauchemar,
de quête, de perte, de galère,
a nourri de festins.
Mes doses ténébreuses de mon destin.
Et couronné mes jours de deuil,
de merveilles vermeilles,
pour que je ne cauchemarde plus.
Je dorme en rêvant d'elle la nuit.
Et à l'aube de chaque matin,
avec un crayon et un papier peint.
Je refais dans mon regard la lumière,
je re-purifie dans mon inspiration l'air,
j'adoucie, dans mon sens les mers.
et je retrace à ma guise l'Univers.
le 28 juillet 2003