LE JEU D ÉCHEC.
Si j'avais été un jeu d'échec,
je n'aurai pas choisi le rôle de la reine,
pour me déplacer dans tous les sens.
Ni celui d'un pion, sans ambition.
Car la vie est un perpétuel combat,
où le plus gros mange, le plus petit.
Mais certainement une TOUR, pour me déplacer en ligne droite.
Car la franchise, est la base de tout.
Ou alors le cheval, mais faire des ailes,
tout le temps, c'est long et monotone.
Et je ne suis pas pégase, je ne vole pas.
Dans la vie il faut savoir où on va.
Le fou, oui à la rigueur, aussi,
car de temps en temps, un brin de folie,
ça égaille la vie.
On est tout plus ou moins fou sans le savoir.
Quand on se met en colère, on ressent,
alors ces moments.
Le ROI, certainement pas.
Je n'aime pas me retrouver en échec,
devant une situation, je n'aime pas perdre.
Je suis une battante, si on ne l'est pas dans la vie,
tôt ou tard, on est échec et mat,
car il faut toujours reconsidérer sa situation.
Ses acquis, même dans son travail, car c'est la jungle.
Avec tout le chômage, on perd vite sa place.
Les dettes s'accumulent, le retard,
de paiements, sans le vouloir,
on est dépassé par les événements.
Plus de travail, c'est l'environnement du perdant.
Quand on a des échéances en paiements.
On est vite au surendettement.
La chaîne continue indéfiniment.
Du jour au lendemain maintenant,
on peut tout perdre évidemment.
Ne critiquez pas ceux qui font la manche,
ils on eu leurs heures de gloire, avant.
Mais maintenant, le travail, est précaire.
Alors battons-nous tous ensemble.
Contre ce gouvernement, qui accepte tous ces licenciements.
Je n'aurai pas non plus voulu être pat,
car si on est pas supérieure,
quelque part, un jour ailleurs.
On se retrouvera, à dire a votre bon coeur.
Pour vivre, car on n'aura pas été le meilleur.
Nous n'aurons plus que les ponts,
pour nous accueillir,
plus d'identité, c'est la réalité, pour manger,
il faut toujours gagner.
Car on a une famille à porter,
à nourrir,à élever.
Pour ne pas finir, comme tous ces pauvres gens,
qui sont libérés
par la faiblesse, et désargentés,
ils ne sont plus rien pour la société.
Se sont des rébus, c'est comme ça, qu'on les a nommé.
Puisqu'ils ont tout perdu, ils ont mal joué.
ILS SONT ÉCHEC ET MAT.
Il faut savoir se servir des petits,
pour se grandir, c'est la politique,
de ceux qui sont riches.
le 3 mars 2003