Pourquoi

 

Si je suis seule, je connais le pourquoi.
Je ne sors jamais de chez moi.
J'ai peur, de voir l'avenir, son oeuvre.
ses exigences, de redevoir voir des épreuves.

C'est une interrogation sans réponse.

Je me suis fait marginalisée.
Cet état secondaire, me permet d'échapper
à plein de corvée.
On me donne d'autres qualificatifs, asociale
alors que ses phraséologie, sont des nuances.
Que si j'en suis là, c'est que le monde extérieur
Ne me dis plus rien, c'est une manière, un plot.

Un aspect, de mon apparence, un ton
mais je voudrais être transformée.
Méconnaissable, modifiée, revenir comme par le passé.
Mais les hommes rencontrés, m'ont désenchantée.
Désappointée, dégoûtée, dépitée, devant leur vulgarité.

Une chose comptait à leurs yeux, c'était de coucher.
Mais s'il n'y a que ça, je reste frustrée.
Moi je ne veux pas que ça, je suis trahie, trompée.

J'espère encore trouver, un bien aimé.
Un confident dévoué, un fiancé.
Un acolyte affectueux, un allié.
Pour l'éternité, un homme, pas un branquignol.
un amant complice, un prétendant, pas un guignol.

Ce n'est pas à couchailler, mais une épaule, pour me reposer.
Un coeur pour me porter.
Jusqu'au crépuscule, et s'étreindre, se donner.
À cet homme tout entier, être attachée.
Amourachée, m'enflammer avec ses baisers.
Roucouler, le goûter, le mordre, le pincer.

Je préfère prendre du plaisir comme ça
plus tôt que m'enflammer, et m'intéresser
à un homme qui ne veut que coucher.
Mais c'est la majorité, hélas je suis dépassée.
Mais je ne ferais pas ses stupidités.

Avant d'aimer, un homme dorénavant, de m'y brûler.
Je veux le connaître en entier.

Ses défauts, ses qualités, son identité
pas le premier venu,
sans avoir le coup de foudre, ou l'avoir dans la peau.

Je ne vais pas m'éterniser.
Mais coucher dès le premier jour.
J'ai passé tout ça.

Je veux être aimée, pour moi-même.
Pas pour remplacer quelqu'un, pour une soirée.

Je veux un avenir tout en rosé.
Où amour rime avec toujours.


le 18 février 2003