LA NUIT.

Qui n'a pas peur de la nuit.
Quand j'étais petite, j'avais des frayeurs.
Le noir, me faisait une chose bizarre.
Je ne me sentais pas bien.
Je n'arrivais pas à dormir.

Puis après la fatigue, le sommeil venait.
Dans tous ses apparas.
ses rêves, là je m'évadais.
Je sortais de cet horrible collège.
Et je volais.

C'était le rêve de tout être humain.
Je ne pensais plus à rien.
J'étais dans un autre monde, bienfaisant.
Où les gens sont gentils, aimables.

Mais à six heures la réalité revenait.
Avec les grosses chaussures de la soeur.
Qui réveillait le dortoir.
Ce n'était pas un bisou sur la joue.
Mais plutôt tout le monde debout.

A la toilette, son lit de fait.
Après déjeuné et cours
gare à celle qui manquait à l'appel.
On se serait cru dans une caserne,
quoique maintenant, de tout temps.
Il y en à qui y ont passé des bons moments.

Jamais un élan de tendresse.
Même quand on pleurait
ça n'existait pas.
Il faut être dur dans la vie.
Mais quand on a, à peine sept ans.
On ne connait pas ces choses là.

Mais elles sont gravées dans votre tête, pour l'éternité.
Ce qui doit vous rendre insensible pour plus tard.
Mais pour moi hélas, j'ai tellement pleuré tous les soirs.
Que maintenant, quand j'y pense.
Je me dis qu'il était impitoyable? ce temps-l0.

Que vous soyez petite ou grande
il n'y avait que le droit.
Qui dirigeait ses pensions là.
Combien j'en ai souffert, c'estlà
Dans mon coeur, je ne souhaite à personne.
Une éducation sans tendresse.
Où il n'y a que des ordres.

Certes j'ai appris que c'était pour mon bien.
Mais lequel, quand on est un petit bouchou.
ce qu'il vous faut.

C'est du coeur, de l'amour.

Pas des cours.



le 18 février 2003