MA FIERTÉ.

Elle a du passer par un autre chemin.
Jadis elle était dans mes entrailles.
Plus je grandissais, plus j'étais arrogante.
Mon amour propre, ma dignité était suffisante.

Ma hardiesse, et mon impétuosité
tout cela pour une noblesse, un orgueil, due a ma naissance.
La satisfaction était au comble
mes parents étaient fiers de ma supériorité.
Leurs joies était manifeste.

J'avais réussi avec condescendance.
Et estimé le parcours.
J'étais à la hauteur, leur honneur était sauf.
Mais moi dans tout ça, je crânais
devant autant d'impétuosité.

Mais àquoi tous cela sert, le dédain, la vanité.
A rien pour grandir dans l'avenir.

Alors je suis partie, avec mes valises.
Mes diplômes, et ma roguerie.
j'ai vite compris que pour continuer à évoluer.
Il faut l'oublier, sa vanité.
Car quand vous avez un métier.
Vous pouvez continuer dans la société.

Mais il faut savoir se rabaisser.
Ca je ne l'avais jamais fait, grâce a ma dignité
j'en ai souffert, de me réduire, à mettre au passé.
Ce qu'on m'a assimilé.

Enfin de compte, je reprenais ma vie à l'envers.
Pour dégrossir et m'humaniser.
Heureusement pour adoucir tout cela.
Je n'avais pas tout poli.

J'avais mon caractère, un allié.
Dans ce contexte, car malgré cela.
J'avais du coeur, trop sensible, mélancolique.
Et poétique.

J'ai vite remis aux placards, mais utopie.
Pour devenir, simple, rêveuse, imaginative.
J'étais arrivée, a gagner le coeur de nombreuses gens.
Par mes sentiments, ma fierté de coté.
J'avais gagné.
Contre cette immoralité qu'est l'argent.

C'est bien, le respect, la dignité.
Mais j'en ai souffert.
À ce jour, je n'évolue plus pareil.

Mais ma soeur, elle aime ce contact.
L'argent, ses gens, c'est son milieu,
donc nous ne sommes plus d'accord.
A ce jour, plus nouvelles, ni d'un côté, ni de l'autre.
Il faut savoir s'abaisser.

C'est plus intelligent que la dignité..

Reconnaître que l'on a eu tort.


le 22 janvier 2003