TÉMOIN.

Que vous soyez sur internet,
ou dans la vie privée, tout peut arriver.
Vous vous retrouvez, un beau matin,
ou vous avez vu, quelque chose qui parait bénin.
Mais ce qui est sûre, vous avez été spectateur.

Observateur, auditeur d'un fait, d'une affaire.
Comme ils disent dans le jargon de la police.
Alors que faire, on commence par mal dormir.
Si on est honnête, on ne peut pas garder, ça sur le coeur.
Alors plusieurs solutions, pour accomplir,
pour se bousculer, parler du délit.

La première consiste, à se rendre au service juridique.
L'autre de l'oublier, dans les faits divers de votre esprit.
Mais une petite voie, vous pousse à aller tout dire.
Vous vous sentirez libéré, un peu de bravoure,
et c'est fini.

Alors là, vous vous trompez,
tout ne fait que commencer.
Bon, comme un citoyen doit agir,
vous joignez, vous débarquez dans le milieu de la justice.
D'abord, on vous fait patienter
donc poliment, vous devancer, en demandant, àl'officier,
de réaliser que vous travaillez.

Il vous dit, qu'il va en parler, pour procéder,
pousser votre audition.
Bon c'est bien vous y croyez.
A peu près, au bout d'une heure, ils viennent vous aborder
pour vous faire pénétrer dans un bureau, vous avez gagné.
Ils vont vous écouter, oui, ils devancent vos réponses.
Boire vos paroles, prêter l'oreille, mais sans en tenir compte.

Car ce n'est pas le bon bureau, il faut tout revivre encore.
Débarquer, ailleurs, matérialiser, liquider,
personnifier, vos dires, et signer.

La enfin vous respirez, vous aspirez à la tranquillité
mais non, il y a la confrontation, il faut révéler,
devant la personne en accusation, vos allégations.
Vos affirmations, il faut tout balancer.
Entre temps vous serez revenu au bureau plusieurs fois.

L'autre en face, attaché, menotté, vous conseille,
de déclamer, déformuler, les choses autrement,
de relater, de retracer les faits, car il commence,
à proférer des menaces.

On vous professe, demande de témoigner,
que faire, de toute façon, vous avez émarger,
votre récit, donc même si on vous que c'est fini, si vous le voulez, c'est faux, toute procédure judiciaire, commencée, doit être terminée, le processus est enclenché.

Alors vous allez y aller, aux tribunaux,
entre temps la police, vous a promis l'immunité,
accueilli plusieurs fois les bras ouverts,
vous êtes leur idole, leur symbole, leur ami.
Le prétendant a aidé en cas de danger.

Mais une fois le procès terminé, jugé,
malgré les pressions, provocation, les ultimatums,
du condamné.
Vous êtes abjuré, bazardé, délaissé.
Quand l'autre sortira de prison, il faudra avoir
déguerpi, ou déménagé.

Vous êtes planté, renié, la justice vous a délaissé,
religué au rang des personnes "qui ont dans un temps collaboré"
maintenant à vous de vous débrouiller.

Le pire c'est que pour un pédophile, la peine maximum,
est de 30 ans, ils ont des vacances, des remises de peine,
pour bonne conduite, et peut être, avec un avocat tel que VERGES la grâce présidentielle.


le 6 mars 2003






Le bonheur, c'est d'être heureux ; ce n'est pas de faire croire aux autres qu'on l'est.