UN ACCIDENT.

Tout au long de mon chemin
on ne m'a pas souvent tendu la main.
mais la vie est rude
souvent on y perd pied
mais il faut savoir repartir
La tête haute, pour ne pas montrer
Que l'on a peiné.

C'est notre jardin secret
on le met au fond de son cœur
mais on ne peut l'effacer
mais avec les années
Qui sait? tout peut arriver.

Mais comme on se lève, on se couche
j'ai aidé des gens, à s'en sortir
mais quand j'ai eu mon accident
il y a bientôt sept ans, maintenant
Neni, pas de visite
les journalistes avait dit :
deux personnes ont perdu la vie.
Et le troisième est dans un état critique.

Ils étaient encore là
à prendre des photographies morbides
tel des rapaces après leurs proies
Ils cherchaient le meilleur plan
Pour la première page.

Quand je suis sortie
de tous ce déballage
je n'ai pu voir que très peu de chose
dans mon état.
Mais la police était làp
Plein de gens, que je ne connaissais pas
c'était atroce, je ne comprenais pas
Pourquoi j'en étais là
moi ce n'est rien, j'étais vivante
comme ils disaient, mais dans quel état
ma fille avait quelques blessures, sans importance.

Mais le pire était à venir.
Ou était mon ami, le père de mon fils.
Nul n'en parlait, il était parti,
dans une autre clinique........
Mais pourquoi tant de mystère, j'ai vite compris
l'on ne m'a pas ménagé non plus, pour me dire
qu'il était décédé, qu'il venait de mourir.
mais de quoi? cela reste encore un mystère.

A ce jour, s'il a été aussi bien soigné que moi
Je crois que cela était préférable
Dur à dire et a écrire, mais lui n'est pas invalide.



le 27 février 2003



Le bonheur, c'est d'être heureux ; ce n'est pas de faire croire aux autres qu'on